L'Oise Agricole 21 juin 2018 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

Elvea 60, en période de vaches grasses

Elvea 60 a organisé son assemblé générale à Clermont le 15 juin. Déjà 10 ans d’existence, avec une notoriété toujours aussi importante.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
75 personnes étaient présentes lors de l’assemblée générale d’Elvea 60.
75 personnes étaient présentes lors de l’assemblée générale d’Elvea 60. - © Dorian Alinaghi

Elvea 60 frappe fort cette année. En 2018, globalement, depuis le début, la vente de bovins, toute race confondue, est en augmentation. De plus, Elvea 60, les 18 points de vente Intermarché de l’Oise et l’unité d’abattage SVA (Société vitréenne d’abattage), Jean-Rozé ont signé pour la deuxième fois le contrat de partenariat Prestige Viandes Picardes-Intermarché. Ils s’engagent à commercialiser 400 bovins issus d’élevages locaux, au lieu de 250 actuels. «En 2013, c’était une excellente année concernant les bovins. Depuis le début de l’année, on a commercialisé 350 bêtes. En à peine 5 mois, on a atteint ce nombre. On est vraiment passé à l’échelon supérieur» affirme Francis Camus, président d’Elvea 60.

Une année 2017 en dents de scie

Les chiffres sont corrects chez les éleveurs. Elvea 60 regroupe 116 éleveurs et 9 négociants en 2017. Dès lors, il y a eu 12 journées d’animations durant cette année avec 16 éleveurs mobilisés dans 4 magasins. Par rapport aux filières nationales, le chiffre est en baisse avec un total de 53 ovins, cela est du au travail réalisé en filière local avec SA. Elvea 60 fournit quatre grands enseignes dont Intermarché (20 magasins), Leclerc (7 magasins), Carrefour (5 magasins) et Système U (2 magasins).

Pour les Intermarché, l’association a alimenté l’enseigne avec 260 bovins, contre 247 l’année précédente. Concernant les Leclerc, le nombre s’élève à 185 bovins. Pour les Carrefour, Elvea 60 a fourni 70 bovins. Pour terminer avec Système U, l’association a réalisé un chiffre de 15 bovins.

«Bilan global : au niveau national, on a perçu, pour une centaine de bêtes, 2.000 euros de plus-values. Alors qu’au niveau local, on est à 168.000 euros (589 bovins), une augmentation importante par rapport à l’année précédente où on avait atteint 130.000 euros (540 bovins). 80 % des adhérents livrent en filière locale. Lors de la foire de la Sainte-Catherine, on a touché 32.000 euros de plus-values avec 80 % des bovins vendus le jour du concours» souligne Christophe De Bruyne, chargé de missions à Elvea 60.

Cependant, toutes les catégories en viande bovine ont subi une baisse de tarif, notamment pour les vaches charolaises. La politique du toujours-moins-cher complique le travail de l’association. «Pour se faire remarquer, il faut que les éleveurs se mobilisent pour des animations en magasins. La présence des éleveurs est très appréciée par les consommateurs, les chefs bouchers et leur directeur. Nous devons aussi être novateurs. Pour cela, nous allons proposer une filière non OGM. Celle-ci sera un atout supplémentaire lors des négociations avec les GMS» ajoute Francis Camus.

Au grand regret de ce dernier, la restauration collective dans les établissements scolaires n’a pas eu les résultats escomptés. Cela est dû à «une administration lente et au fait que la notion de prix par repas reste prioritaire selon l’origine des produits» exprime-t-il.

10 ans déjà !

Lors de cette assemblée générale, c’était l’occasion d’annoncer les 10 ans d’existence de l’association. L’association a vu le jour en 2008 avec 70 éleveurs et le soutien de Jean-Luc Poulain, président de la Chambre d’agriculture de l’Oise. En 2009, cet organisme est le premier à avoir choisi de décliner le nom d’Elvea au niveau départemental.

«De plus, lors de l’assemblée générale, à cette époque, 90 % ont accepté de travailler avec la grande distribution. La plus-value que vous pensiez acceptable était de 30 centimes le kilo. 80 % ont également voulu participer à la vente par piécette collective» énonce Christophe De Bruyne.

En 2010, cela était le début de la communication et des nouvelles relations commerciales. En 2011, c’était le bouleversement avec la fin de la foire de Montdidier. C’est aussi l’adhésion à la marque Terroirs de Picardie. Dès lors, la SVA a débuté ses achats avec Elvea 60 au concours de Breteuil.

En 2012, l’association est présente pour la première fois au Salon de l’agriculture. Il y a eu 1.500 à 2.000 dégustations de petites pièces de viande par jour, soit 15.000 dégustations en 9 jours. La fin de l’année a été récompensée par la reconnaissance ministérielle en tant qu’OPNC (organisation de producteurs non commerciale).

L’année 2013 était la ruée vers l’or pour l’association. L’achat des viandes bovines étaient en pleine expansion. Sauf que, durant l’année, le président, Jean-Louis Meyniel, est décédé. L’année 2014 fut morose pour l’association avec la perte de nombreuses enseignes et de quelques magasins. De plus, il fallait notamment penser à la restructuration de l’association.

En 2015, la crise continue au niveau des fermes et de l’élevage. Dès lors, les manifestations de la FDSEA 60 en magasin ont permis d’aider Elvea 60 à concrétiser des partenariats avec des magasins. En 2016, c’est la première signature contrat de partenariat Prestige Viandes Picardes-Intermarché. En 2017, Elvea 60 rebooste ses ventes au niveau des bovins avec beaucoup de présence dans les magasins.

Elvea 60 débute alors l’année 2018 sur les chapeaux de roues et espère que cela continue pour le bien-être de l’association, mais aussi pour le bien-être des éleveurs.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Oise Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,