L'Oise Agricole 26 février 2014 à 08h00 | Par L'Oise Agricole

Elevage - La maladie de Schmallenberg va s’installer durablement !

Le GDS de l'Oise vous informe : un début d’année plutôt calme sur le front des maladies, mais la vigilance reste de mise !

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Des formations "éleveur infirmier" sont prévues ; renseignez-vous auprès du GDS 60.
Des formations "éleveur infirmier" sont prévues ; renseignez-vous auprès du GDS 60. - © GDS60

Le virus SBV est toujours actif : 1.531 cas bovins, 271 cas ovins et 32 cas caprins ont été recensés entre le 1er septembre 2012 et le 31 août 2013. La réalité de l’infection est sans doute bien supérieure. D’après les experts, la maladie va perdurer sur le mode endémique.

Outre les malformations visibles au terme de la gestation, le virus serait responsable de mortalités embryonnaires et d’avortements. Un vaccin est désormais disponible chez Mérial, que nous recommandons vivement dans l’espèce ovine.

Tuberculose : pas d’inquiétude actuellement
Si la situation nationale demeure préoccupante du fait notamment de réservoirs infectieux dans la faune sauvage (cervidés, sangliers, blaireaux) en Bourgogne et dans le Sud-Ouest, la grande région Nord-Picardie est pour l’instant épargnée.

Des bovins refusés par l’abattoir
L’abattoir peut refuser le bovin si l’attestation sanitaire n’est pas renseignée. Pour tout bovin vendu, pensez à remplir le cadre prévu à cet effet au recto en haut à droite, au-dessus de votre signature, en barrant la mention inutile J’atteste que ce bovin ne présente aucun risque… (cas général) ou présente un risque… que vous préciserez alors au verso.
Ce risque s’entend à votre connaissance, c’est-à-dire sur résultats d’analyses (exemple salmonellose), sur information d’un abattoir (cysticercose) ou des services de l’État (dioxine). Ce dispositif vise à améliorer l’inspection des carcasses et à protéger le personnel en cas de maladie transmissible.

BVD : le prélèvement de cartilage auriculaire a le vent en poupe !
Nouvelle technique d’investigation, l’analyse virologique par PCR d’un fragment de cartilage permet de détecter précocement les IPI, avec une excellente fiabilité.
Le principe est simple : un bouton emporte-pièce est fixé à l’oreille en même temps que les deux boucles d’identification, l’éleveur récupère l’échantillon de cartilage dans un tube prévu à cet effet et l’envoie au laboratoire désigné pour les PCR. À réception du résultat, il s’engage à euthanasier le veau s’il est IPI (convention avec le GDS).
Une demande d’agrément est actuellement déposée par la société Allflex pour une boucle mixte identification/prélèvement qui devrait faciliter les choses en évitant une perforation supplémentaire.
La grande région Nord-Picardie prévoit de se lancer dans ce programme, qui reste basé sur le volontariat.
Jean-Michel BONCZAK, directeur du GDS

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