L'Oise Agricole 15 février 2017 à 08h00 | Par L'Oise Agricole

Disponibilités en maïs et perspectives d’export pour le blé et l’orge

Le conseil céréales de FranceAgriMer a apporté quelques modifications à ses précédents prévisionnels.

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- © V. Marmuse

Le Conseil céréales de FranceAgri-Mer, réuni le 7 février, a procédé à quelques révisions de bilans, la plus importante concernant le maïs, dont la collecte - à l’instar de la production - a été revue en sensible baisse à 9,84 millions de tonnes, contre 10,23 millions de tonnes dans le bilan de janvier.

C’est un repli de 18,5% par rapport à la dernière campagne. Les exportations sont réduites de 75.000 tonnes à destination de l’Union européenne, avec 4,45 millions de tonnes et de 20.000 tonnes vers les pays tiers à 230.000 tonnes.

En revanche, les utilisations par les fabricants d’aliments du bétail sont maintenues à 2,2 millions de tonnes, un fort recul de 20% par rapport à la dernière campagne, conséquence du prix relativement élevé du maïs comparé à celui des céréales à paille.

La baisse de collecte se traduirait par un allègement du stock de report de 240.000 tonnes sur les prévisions de janvier à 2,04 millions de tonnes, le plus bas de ces trois dernières campagnes.

 

Blé tendre et orge

L’estimation de collecte de blé tendre a été quasi reconduite à 26,06 millions de tonnes, tout comme les utilisations par l’industrie de l’alimentation animale à 5,5 millions de tonnes, une belle performance due à la compétitivité et à l’abondance de blé fourrager, au détriment du maïs.

Les ventes à l’Union européenne ont été abaissées de 135.000 tonnes, à 6 millions de tonnes, ce que rattrape en partie les exportations à destination des pays tiers, portées de 4,8 à 4,9 millions de tonnes, soit néanmoins une dégradation de 61% sur 2015-2016.

La révision en hausse des exportations vers les pays tiers se justifie par une meilleure dynamique des sorties et des perspectives un peu plus optimistes. De toute manière, le disponible exportable est faible pour cette campagne.

Pour les sept premiers mois de la campagne (fin janvier), les sorties vers les pays tiers ont représenté 2,84 millions de tonnes, en retrait de 50% sur la période correspondante de 2015- 2016. L’Algérie est restée notre premier client, bien que reculant de 54 %, avec 1,22 million de tonnes, alors que l’Egypte a complètement disparu des écrans.

Le chiffre des importations est confirmé au niveau élevé de 700.000. Le stock «sur le marché» (organismes stockeurs, meuniers, fabricants d’aliments du bétail…) est réévalué de 120.000 tonnes à 2,75 millions de tonnes.

Un meilleur courant d’affaires se manifeste aussi en orge permettant à FranceAgriMer d’augmenter de 100.000 tonnes à 1,8 million de tonnes ses prévisions de sorties à destination des pays tiers. Au 31 janvier, elles atteignaient 1,2 million de tonnes, soit en baisse de 60% sur la même période de 2015-2016, conséquence de la chute des achats de la Chine, passés de 2,25 millions de tonnes à 323.000 tonnes.

L’Arabie Saoudite a, pour sa part, réduit ses importations d’orge française de 54%, mais elle est actuellement aux achats pour 1,5 million de tonnes. Les incorporations dans l’alimentation animale restent estimées à 1,3 million de tonnes, en hausse de 26% sur la dernière campagne.

Le stock de report, bien que réduit de 70.000 tonnes, reste très lourd: 1,92 million de tonnes.

 

Blé dur et semoule

Le Conseil céréales a apporté peu de modifications aux bilans blé dur, la collecte étant pratiquement maintenue à 1,46 million de tonnes, 14% de moins que l’an dernier. Les utilisations par les semouliers sont relevées de 10.000 tonnes à 450.000 tonnes, avec l’aide de 200.000 tonnes d’importations maintenues à 200.000 tonnes, près de 300% de plus qu’en 2015-2016.

Les exportations en grains (Union européenne et pays tiers) baissent de 30%, à 860.000 tonnes et celles de semoule, de 26% sur la dernière campagne, avec un million de tonnes.

Les petits prix payés aux producteurs

Selon l’enquête de FranceAgriMer sur les prix payés aux producteurs (prix fermes) en décembre 2016, celui du blé tendre ressortait à 151 €/t, soit au même niveau qu’un an plus tôt et 17 € de moins qu’en décembre 2014.

En décembre 2012, il atteignait 235 €. Le prix du blé dur est tombé de 255 à 191 € entre 2015-2016 et, cette campagne, celui de l’orge mouture, de 138 à 121 €.

Le maïs a bien résisté à 150 €, contre 144 € en décembre 2015.

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