L'Oise Agricole 02 mars 2018 à 15h00 | Par Dorian Alinaghi

Autant en emporte le vent

CNR, premier producteur français d’énergie 100% renouvelable, a lancé le 1er mars une collecte citoyenne pour le financement de son parc d’Oursel-Maison. Mais un vent de contestation se lève. Le premier mois de collecte sera réservé aux habitants et collectivités locales de l’Oise et des départements limitrophes.

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Jacques Cotel : «Nous voulons bien répondre aux défis de l’environnement mais ce ne sont pas les urbains qui subissent les bruits intenses des éoliennes.»
Jacques Cotel : «Nous voulons bien répondre aux défis de l’environnement mais ce ne sont pas les urbains qui subissent les bruits intenses des éoliennes.» - © V. Marmuse / CAIA

À travers cette campagne de financement participatif, CNR redistribue sur le territoire une partie des revenus générés par l’exploitation d’un bien commun, le vent, et permet une contribution collective et directe à la transition énergétique de notre pays.Tous les citoyens qui le souhaitent peuvent placer une partie de leur épargne directement dans le parc éolien.

De cette façon, tout un chacun peut choisir où placer son argent, tout en percevant une rémunération plus attractive que les solutions d’épargne traditionnelles. L’objectif de la collecte pour cette campagne de financement participatif est de 200.000 euros.

CNR a tenu à réserver le premier jour de collecte aux riverains du projet de la communauté de communes de l’Oise-Picarde avant de l’étendre aux habitants des départements de l’Oise, de l’Aisne, de l’Eure, de la Seine-Maritime, de la Seine-et-Marne et du Val-d’Oise. Une deuxième phase de collecte sera étendue aux salariés de CNR entre le 1er et le 30 avril. Enfin, à partir du 1er mai, la collecte sera ouverte au niveau national.

Un vent contraire à ce projet

Pour Jacques Cotel, président de la communauté de communes de l’Oise Picarde, le développement de l’éolien est devenu anarchique. «Je suis partisan des énergies renouvelables. Il existe de nombreuses solutions qui peuvent être favorables aux habitants de la ruralité comme une énergie moins chère pour les habitants du secteur où sont implantées les éoliennes ; là, j’y serai favorable. Je crains que l’ambition de CNR soit l’agrandissement des parcs éoliens sans aucun contrôle des élus. Et je pense qu’une compagnie d’éoliennes a assez d’argent pour répondre à tous ses besoins, le financement participatif n’a pas vraiment lieu d’être. Nous voulons bien répondre aux défis de l’environnement, mais ce ne sont pas les urbains qui subissent les bruits intenses des éoliennes. De plus, ces machines ont une durée de vie de 25 ans, les blocs de béton qui sont en plein dans les champs que deviendront-ils ? ou bien y aura t-il un calcul différent de la part foncière sur les surfaces consommées par les éoliennes ? s’interroge-t-il. En attendant, les seuls à gagner de l’argent sont les compagnies privées. Pour ma part, le financement participatif aura un intérêt pour les entreprises et les PME dans les zones rurales afin de créer de l’emploi et de la richesse pour notre pays».

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