L'Oise Agricole 13 février 2014 à 08h00 | Par Sylvie Douchet

AG de Formerie : un avenir qui fait peur aux éleveurs !

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- © Oise Agricole

Gilles Debrackleire a accueilli Luc Smessaert, Guillaume Chartier et Christophe Beeuswaert, en saluant l’effort de Guillaume, agriculteur dans un canton situé à l’opposé du département.

Après les élections qui ont permis la réélection de Gilles à l’unanimité, le président a rappelé les points forts vécus cette année. L’élaboration du Scot suivi par Pierre Debrackeleire sur le canton a fait l’objet de remarques auprès du commissaire enquêteur, notamment sur la sur-consommation de l’espace agricole et certaines contraintes liées à l’environnement… Les 4 présidents cantonaux FDSEA pensent que leur requête sera prise en considération car l’agriculture a une place importante et reconnue à travers ce document d’urbanisme

Autres moments forts, les différentes manifestations concernant le lait, l’écotaxe et les Contes en chemin…

Laurent Coussement a interpelé Luc Smessaert sur la hausse du prix des pulpes. Un service intéressant ,mais difficile à négocier et garder chaque année. Christophe Beuwsaert invite tous les éleveurs utilisateurs à se retrouver en mai pour faire le bilan et surtout des propositions pour 2014. Philippe Lefèvre souhaite que L’Oise Agricole donne davantage d’informations sur le lait, avec le prix payé aux éleveurs par les différentes laiteries.

«Les dates d’épandage qui changent, on s’y perd, nous ne voulons pas investir pour stocker du fumier» : Guillaume Chartier donne la position des trois FDSEA picardes : donner un avis défavorable vis-à-vis de la proposition de la 5e directive nitrates nationale… Luc réaffirme la position : «Nous serons fermes, les mises aux normes sont faites, pas finies de payer pour certains, il n’est pas question de repayer du béton qui ne rapporte rien !».

Bernard Tillard soulève le souci de se débarrasser des bâches et des pneus sur les exploitations. La complexité et le coût de ces filières sont un souci, quelques propositions sont faites par Christophe Beeuwsaert… En estimant les quantités, le coût, trouver des soutiens financiers ; c’est un travail à mener d’ici l’été.

Jean-Luc Tourneur se demande si c’est le rôle de la fédé de proposer un service fuel. Au-delà du service, c’est une façon de moraliser les prix et la commande ne représente qu’1 à 2 % de la consommation totale de fuel du département.

Laurent Coussement et Nicolas Buquet expriment les soucis rencontrés avec l’abattoir de Formerie sur la mise en consigne des animaux et la durée de conservation des animaux après l’abattage. Une visite est prévue avec le préfet.

Un grand débat sur la Pac a clôturé l’assemblée. Les éleveurs sont soucieux, mais Christophe Beuwsaert a fait remarquer que «nous avons 6 ans où les données sont connues, donc 6 ans pour se bouger, s’adapter, innover. La Pac doit être considérée comme un point de départ, on doit travailler ensemble dans les sections, dans les cantons pour trouver des solutions. Nous devons vivre de notre métier avec du plaisir.»

Les solutions ne doivent pas être la simplification, la perte de valeur ajoutée, ni l’agrandissement.

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