L'Oise Agricole 05 février 2014 à 08h00 | Par Bernard Leduc

ACE : des efforts sur la qualité du lait

Avant son assemblée générale plénière qui aura lieu le 21 février à Cambrai, Avenir Conseil Élevage a organisé les assemblées de sections. Celle de l’Oise s’est tenue le 23 janvier à Grandvilliers.

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- © Oise Agricole

La qualité du lait pose souvent problème dans les exploitations. C’est la raison pour laquelle Avenir Conseil Élevage (ACE) renforce son offre de services pour les éleveurs et organise à leur intention diverses réunions d’information. Parmi celles-ci, les Hivernales qui ont débuté et traitent précisément de la qualité du lait, en particulier sur les cellules.

Dans le programme de ces Hivernales, deux réunions sont prévues dans l’Oise, le vendredi 7 février (attention, la date a changé !) à Roy-Boissy et le 13 février à Dives.

Lors de l’assemblée de la section Oise, qui s’est déroulée jeudi dernier 23 janvier, Anne-Lise Petitjean, responsable du secteur Ouest-Oise d’ACE, a présenté le rapport d’activité de la coopérative pour le dernier exercice. Chez les 2.513 producteurs laitiers adhérents d’ACE, la production moyenne est de 8.388 kg de lait par vache (8.486 kg en moyenne chez les 469 adhérents du secteur Ouest Oise), à 38,8 de TB, 31,8 de TP et le nombre de cellules est descendu à 299.000 en moyenne sur l’année (1er avril 2012 au 31 mars 2013).

Il y a amélioration, mais il y a des problèmes dans certains élevages, dont ceux à plus de 400.000 cellules, et le nombre de cellules en 2013 avait considérablement augmenté de mai à août. «Le conseil d’administration a décidé de mettre les cellules mammites en fil rouge de l’action technique dans les élevages pour la campagne en cours, précisait le président d’ACE, Alain Jumelle. Le constat de l’évolution des résultats des élevages sur cet aspect de la qualité du lait démontre que le dossier reste malheureusement d’actualité. Nous souhaitons confirmer que la situation sur ce point reste maîtrisable et requiert une vigilance permanente dans la conduite du troupeau et les procédures de traite.

De nouveaux indicateurs doivent permettre aux éleveurs d’améliorer leur action dans cet objectif», ajoutait-il.

 

Large gamme de services

Les prestations proposées par ACE aux éleveurs en production laitière ou de viande bovine sont très vastes, avec par exemple 4 niveaux de conseil généraliste régulier lait. Dans l’offre de services 2013, un peu plus de 80 % des éleveurs signataires d’un contrat ont choisi de souscrire une formule incluant un conseil. Selon le niveau choisi, les éleveurs signataires reçoivent la visite d’un conseiller spécialisé au moins 6 ou 7 fois par an, la durée moyenne de la présence du conseiller étant de près de 2 heures. C’est du conseil personnalisé.

La gamme de service est très large. Elle va bien sûr de la mesure de la performance individuelle, en lait à partir des pesées et des résultats d’analyses. Les niveaux d’indicateurs choisis varient : les contrats conclus sont très peu nombreux avec le seul critère cellules, les plus nombreux incluant à la fois les cellules, les taux (TB et TP) et l’urée et 37 % y ajoutent le Lactocorder et l’acétonémie (CétoDétect, proposé depuis fin 2012).

Les services évoluent et Anne-Lise Petitjean observe que les éleveurs sont attirés par les nouveautés, liées aux indicateurs et aux outils informatiques. Le Lactocorder évolue vers le ValoLacto, pour une meilleure valorisation des données ; il permet une vraie radiographie de l’installation de traite. Parmi les autres nouveautés, l’une s’adressera dès cette année aux possesseurs de robots, pour permettre l’échange de données entre l’automate du robot et la base de données génétiques.

Les services spécialisés à la disposition des éleveurs ont été rappelés : l’action qualité du lait (cellules), Synel, bâtiments, environnement (fertilisation, plan d’épandage), gestion fourragère... en production laitière ou en élevage allaitant.

Le conseil d’administration a décidé d’inclure gratuitement dans l’offre de services en 2014 le niveau Synel +, pour permettre à chaque élevage d’accéder aux données identification, contrôle laitier et inséminations présentes sur la base régionale, en consultation et en transfert. Synel avait été créé par les organismes d’élevage Nord-Picardie afin de simplifier les démarches administratives des éleveurs et de leur permettre de valoriser leurs données techniques et réglementaires. Cela représentera en 2014, pour les éleveurs qui avaient souscrit pour ce niveau de logiciel, le coût qui leur était facturé (95 €).

Mais le conseil d’administration a également décidé une augmentation de 4 % des tarifs pour 2014, pour faire face à l’augmentation des charges liées, essentiellement aux charges salariales et aux frais de déplacement, élevés du fait d’une faible densité des élevages et de services proposés avec des conseillers spécialisés, pour le Lactocorder par exemple.

ACE observe une concurrence plus forte dans le domaine des services aux éleveurs, qui sont toujours moins nombreux. La coopérative continue de négocier des partenariats et de travailler avec les organismes institutionnels tels que les Chambres d’agriculture, les laboratoires interprofessionnels, dont le Labilait, les vétérinaires, les centres d’insémination ou encore les laiteries.

Une prochaine étape résultera d’un travail avec les Chambres d’agriculture pour un rapprochement de Synel (qui avait développé un module cultures) et Mes P@rcelles (cet outil en ligne sera enrichi d’un module renforcé élevage), afin d’éviter aux polyculteurs-éleveurs de devoir souscrire aux deux logiciels. Une même réflexion est suivie avec Isagri.

L’objectif pour ACE est de rester une organisation au service des éleveurs, pour les aider à rester compétitifs techniquement et économiquement, dans un contexte qui reste difficile pour les éleveurs. Et il faut faire en sorte que l’adhésion à ACE continue de représenter pour les éleveurs un investissement rentable.

 

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